Les réseaux sociaux sont essentiels pour la promotion des métiers
Pour la promotion des métiers d’Agrotec Suisse, le comportement médiatique des jeunes âgés de 14 à 16 ans est particulièrement intéressant, car cette tranche d’âge représente le principal groupe cible pour le recrutement de la relève. Les résultats de l’enquête montrent clairement que les réseaux sociaux jouent un rôle central pour la collecte d’informations. De nombreux jeunes utilisent plusieurs plateformes pour s’informer sur les métiers, les possibilités de formation et leur future carrière. C’est pourquoi il est important pour l’association professionnelle d’être présente sur les canaux pertinents et de s’adresser au groupe cible là où il est présent quotidiennement. Avec un compte Instagram actif, Agrotec Suisse mise sur une communication moderne et directe avec les futurs apprenti(e)s potentiels.
Les salons professionnels, une source d’information importante
En parallèle, les résultats montrent que les salons professionnels restent une source d’information importante pour choisir un métier. Les jeunes peuvent y découvrir les métiers de près, poser des questions et nouer de précieux contacts. Afin de présenter les métiers de la technique agricole, des machines de chantier et des appareils à moteur de manière plus attrayante, les supports publicitaires de l’association professionnelle ont été remaniés et modernisés l’année dernière. Une identité visuelle homogène garantit une présence reconnaissable. Cela permet non seulement d’accroître la visibilité des métiers, mais aussi de renforcer l’image d’Agrotec Suisse en tant qu’association professionnelle moderne et attrayante.
Bonne note pour les entreprises formatrices
Après avoir choisi un métier et une entreprise formatrice, les futurs mécaniciennes et mécaniciens en machines agricoles, en machines de chantier et d’appareils à moteur CFC commencent un apprentissage de quatre ans. Les résultats de l’enquête menée cette année auprès des apprenti(e)s montrent clairement que la majorité des personnes interrogées sont satisfaites de leur entreprise formatrice. Dans tous les domaines interrogés, les établissements obtiennent une note moyenne d’environ 3,3 points sur une échelle où la meilleure note est de 4 points. Ce résultat souligne la grande qualité de la formation et le fort engagement des entreprises formatrices. L’évaluation de l’équipe est tout particulièrement positive. Les personnes en formation apprécient une bonne ambiance de travail, le soutien apporté par les membres du personnel ainsi que les formatrices et formateurs et la collaboration au sein de l’entreprise. Cela confirme une fois de plus l’importance d’une bonne ambiance dans l’entreprise pour une formation réussie et motivante. Les conditions de travail, la sécurité au travail et la diversité des activités au quotidien sont également jugées positives. Les apprenti(e)s estiment la formation variée et axée sur la pratique et peuvent s’impliquer activement dans les processus de l’entreprise. Ces évaluations globalement bonnes, voire très bonnes, montrent que les attentes des apprenti(e)s vis-à-vis de leur entreprise formatrice sont en grande partie satisfaites. Dans le même temps, l’enquête montre clairement que les entreprises devront à l’avenir améliorer la qualité de leur formation et répondre aux besoins des jeunes professionnel(le)s.
L’école professionnelle et les cours interentreprises évalués positivement La majorité des personnes interrogées estiment que l’enseignement dispensé dans les écoles professionnelles est exigeant, mais approprié. Les cours interentreprises sont aussi évalués positivement dans une large mesure. Cela témoigne d’une formation équilibrée et intéressante. Une partie des apprenti(e)s souhaitent davantage de jours de formation dans le cadre des cours interentreprises, afin de pouvoir mieux consolider ce qu’ils ont appris. Il est réjouissant de constater qu’une fois leur formation terminée, de nombreux jeunes diplômé(e)s souhaitent continuer à travailler dans leur entreprise formatrice ou au moins dans la branche. En outre, de nombreux jeunes professionnel(le)s se penchent déjà sur les possibilités de formation continue. Les formations de technodiagnosticien(ne) ou de maîtrise en particulier suscitent un vif intérêt. Néanmoins, l’enquête montre aussi qu’une partie de la main-d’œuvre qualifiée quitte la branche après quelques années. Dans l’ensemble, les résultats confirment l’attractivité des métiers, mais montrent aussi clairement que la fidélisation à long terme de la main-d’œuvre qualifiée reste un défi majeur.
Trop peu d’attention accordée au rapport de formation
Un résultat moins réjouissant de l’enquête menée cette année auprès des apprenti(e)s concerne le rapport de formation. Environ la moitié des personnes interrogées indiquent que, pendant leur apprentissage, aucun rapport de formation n’a été établi, ou seulement de manière sporadique. De plus, cet important outil de formation n’a pas fait l’objet de discussions régulières. Ce résultat donne à réfléchir, car le rapport de formation n’est pas uniquement un outil de gestion et de promotion éprouvé : il est aussi prescrit par la loi. En effet, la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) exige que l’entreprise formatrice contrôle régulièrement la réussite de l’apprentissage des personnes en formation. En outre, l’ordonnance sur la formation précise que le niveau de formation de la personne en apprentissage doit être documenté et discuté au moins une fois par semestre. Le rapport de formation sert de base aux échanges professionnels, à l’état des lieux et à la définition commune d’objectifs de développement. L’enquête montre donc clairement qu’il faudra à nouveau accorder davantage d’attention à ce sujet à l’avenir afin de respecter les prescriptions légales et de renforcer la qualité de la formation.
Conclusion
L’enquête auprès des apprenti(e)s 2026 confirme les résultats réjouissants de l’enquête de l’année précédente et fournit de précieuses indications pour le développement des formations de mécanicien(ne) en machines de chantier, en machines agricoles et d’appareils à moteur. L’importance constante que revêtent l’équipe et l’ambiance de travail dans les entreprises formatrices retient tout particulièrement l’attention. Agrotec Suisse se trouve actuellement dans une situation favorable, qui lui permet de continuer à enregistrer un nombre élevé de personnes en formation. Toutefois, au vu de l’évolution démographique et des changements sociaux actuels, trouver de bons apprenti(e)s deviendra plus difficile dans la technique agricole également. Il est donc important de poser dès maintenant les jalons pour renforcer la promotion de la relève.